Lorsque l’on regarde un débat télévisé, écoute un reportage avec des amis par exemple, chacun a son mot à dire et ce n’est pas forcément le même que celui du voisin. Chacun a sa propre lecture de son environnement !

Alors quel crédit accorder à l’entretien d’évaluation ?

Vu mon questionnement actuel, j’ai pu penser, insolence ou pêché de jeunesse, qu’un entretien « bien mené » était une source fabuleuse d’informations ! Aujourd’hui, je pense la même chose en rajoutant que cela dépend également de ce que le candidat veut bien révéler de lui !

Finie l’illusion, la toute puissance du recruteur extra-lucide !

Par contre, et entre nous, je puise mon énergie dans l’idée de tendre vers une évaluation fine et exhaustive.

Avoir un rôle facilitateur (faciliter l’expression de l’Autre) en écoutant réellement la personne sans juger, etc. est une compétence qui s’affine progressivement. Etre conscient de ses propres réactions personnelles lors du discours du candidat permet également de ne pas les lui attribuer ! Attention au mécanisme de la projection !!

Un entretien a pour objectif au-delà des compétences, de comprendre comment et à quoi fonctionne le candidat. Qu’est-ce qui lui donne vraiment envie de travailler ? De s’investir ? Et dans quel environnement ? Dans quelle(s) situation(s) se sent-il en difficultés ?

La dernière interrogation n’a nullement pour objectif de « piéger » le candidat mais de savoir si des situations similaires (difficiles pour le candidat) peuvent être retrouvées au sein de la société recruteuse. Autant éviter de recruter une personne qui pourra être bloquée pour x raison(s) et que la société ne s’y retrouve pas non plus.

A mon sens, le rôle du recruteur est de créer / favoriser une réelle relation de confiance, reformuler le discours du candidat lorsque cela est nécessaire afin de réfléchir avec lui de la pertinence de sa candidature par rapport au besoin exprimé par le client.